Photo: Parc de la Baume, Dieulefit. Prise par Aude.*■*Oh Jack pénètres-moi et fais moi mal,
Jouis en moi jusqu'aux artères. Dans l'idéal
Fais exploser ta vertu dans mes veines sanglantes
Viens et reviens dans ma bouche frémissante
Dans un flux et reflux incessant et apaisant
Qui rompt ma tristesse l'espace d'un instant.
J'écris pour toi, ami qui me déchire,
Ces nuits d'ivresse, de solitude et de soupirs,
Où je t'appelle de mes mains salies par le vin;
Pour que d'un coup tu me montres le chemin
D'un monde de volupté bestial et passionné,
Au fond de ma gorge dans un festin de brutalité.
Viens et reviens encore entre mes lèvres mouillées
Avec ton goulot trempé que j'aime tant agripper.
J'aime empoigner ton extrémité et songer, désabusé,
Au soulagement qu'il pourrait me procurer.
Le sexe est tellement futile pour l'alcoolique,
Qui prend sa bouteille pour un analgésique.
Jack, prends possession de mon corps exténué,
A bout de forces de trop s'époumoner,
Et viens encore comme le marée d'écume salée
Contre ma langue dans ma gorge carbonisée
Par la brûlure du goût de tes baisers,
De ton liquide qui en cesse de s'écouler.
Allez brûle moi les tripes et réchauffes moi,
Remplit ce vide tellement froid
Qui ronge mes os, mon crâne et mes envies
De femmes vipères qui couvent le mal entre leur anneaux,
A chaque étape de mon existence ponctuée de cris
Où solitaire je soigne mes maux.
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