Parce que ces basses de malheur
N'ont pas la même rythme que mon coeur,
Puisque ce spulsations dans mon ventre
Ne touchent jamais mes veines au centre;
Et puisque ce costume ne me va pas,
Puisqu'il est bien trop grand pour moi,
Parce que je ne vois presque plus rien,
Puisque les lumières m'aveuglent en leur sein,
Puisque mes mains ne vibrent que de ces sons,
Je fuis à l'air les ranimer à la passion,
Leur faire écrire à l'encre des poètes,
Ces tristes vers perdus au fond de ma tête.
Puisqu'elle ne me voit pas vraiment,
Puiqu'est si loin le firmament,
Là perdu au coeur de la nuit electrique,
J'ai faim d'autres horizons, d'autres musiques.
Puisqu'elle danse comme mon jamais,
Puisque c'est si mal d'y repenser,
A la solitude, à l'anxiété,
A la noirceur et aux étés.
"Effacer messages"
Appuyer sur la touche n'avait pas été très difficile, non.La reflexion, la longue hésitation avant de supprimer des tranches de ma mémoire avait été beaucoup plus douloureuse. D'abord parce que les souvenirs étaient remontés à la surface. Ensuite parce que j'étais seul au dehors d'une fourmilière dansante. Ca faisait remuer dans ma tête les images du passé. J'étais assailli de questions. Pourquoi je ne les redecouvrais qu'aujourd'hui, à cette heure ci? Pourquoi mon portable avait choisi de se briser hier? Et surtout, qu'est-ce que je foutais là?
Les amis, les inconnus: l'inconnu, en somme. Il s'en était fallu de peu pour que je renonce à venir me perdre au coeur des sons electroniques. Alors voilà le résultat: 0 gramme dans le sang, pulsations contre cardiaques, ennui, écriture. J'avais jamais vu le monde que je deteste de si près. Bienvenue au pays des gros culs en slim, des T-shirt Aston's et du bruit anti musical. Parfois je me demande pourquoi cette ambiance ne me plaît pas. Je ne trouve pas de réponse. Mais ce soir, je comprends. Demain matin, en me réveillant, après avoir été sobre jusqu'au "bout de la night", j'irai boire un café en me disant "plus jamais". Et j'essaierai de respecter ces bonnes paroles.
Dans trois heures je lirai Vagabond avant de m'écraser sous la fatigue de la journée. Avant de trouver le sommeil, je penserai aux SMS effacés datant du mois de Décembre 2006. Et j'aurai mal au coeur. Mais mon geste pansera mes plaies rouvertes pour un instant, et je renaîtrai enfin, plus flamboyant que les flammes.




