VeNdReDi SoiR à L'EsPaCe MiStRaL

VeNdReDi SoiR à L'EsPaCe MiStRaL
Photo: Bedroom, Ancône

Parce que ces basses de malheur
N'ont pas la même rythme que mon coeur,
Puisque ce spulsations dans mon ventre
Ne touchent jamais mes veines au centre;
Et puisque ce costume ne me va pas,
Puisqu'il est bien trop grand pour moi,
Parce que je ne vois presque plus rien,
Puisque les lumières m'aveuglent en leur sein,
Puisque mes mains ne vibrent que de ces sons,
Je fuis à l'air les ranimer à la passion,
Leur faire écrire à l'encre des poètes,
Ces tristes vers perdus au fond de ma tête.
Puisqu'elle ne me voit pas vraiment,
Puiqu'est si loin le firmament,
Là perdu au coeur de la nuit electrique,
J'ai faim d'autres horizons, d'autres musiques.
Puisqu'elle danse comme mon jamais,
Puisque c'est si mal d'y repenser,
A la solitude, à l'anxiété,
A la noirceur et aux étés.

Montélimar, le 23/05/08


"Effacer messages"
Appuyer sur la touche n'avait pas été très difficile, non.La reflexion, la longue hésitation avant de supprimer des tranches de ma mémoire avait été beaucoup plus douloureuse. D'abord parce que les souvenirs étaient remontés à la surface. Ensuite parce que j'étais seul au dehors d'une fourmilière dansante. Ca faisait remuer dans ma tête les images du passé. J'étais assailli de questions. Pourquoi je ne les redecouvrais qu'aujourd'hui, à cette heure ci? Pourquoi mon portable avait choisi de se briser hier? Et surtout, qu'est-ce que je foutais là?
Les amis, les inconnus: l'inconnu, en somme. Il s'en était fallu de peu pour que je renonce à venir me perdre au coeur des sons electroniques. Alors voilà le résultat: 0 gramme dans le sang, pulsations contre cardiaques, ennui, écriture. J'avais jamais vu le monde que je deteste de si près. Bienvenue au pays des gros culs en slim, des T-shirt Aston's et du bruit anti musical. Parfois je me demande pourquoi cette ambiance ne me plaît pas. Je ne trouve pas de réponse. Mais ce soir, je comprends. Demain matin, en me réveillant, après avoir été sobre jusqu'au "bout de la night", j'irai boire un café en me disant "plus jamais". Et j'essaierai de respecter ces bonnes paroles.
Dans trois heures je lirai Vagabond avant de m'écraser sous la fatigue de la journée. Avant de trouver le sommeil, je penserai aux SMS effacés datant du mois de Décembre 2006. Et j'aurai mal au coeur. Mais mon geste pansera mes plaies rouvertes pour un instant, et je renaîtrai enfin, plus flamboyant que les flammes.

Montélimar, le 23/05/08 aux alentours de 23h30
NB: Je me suis endormi paisiblement.


Je ne sais pas jouer de la guitare

# Online seit Freitag, 16. Mai, 2008 um 03:38

Geändert am Donnerstag, 29. Mai, 2008 um 05:42

= = = La Fée AuX RaYuReS = = =

= = = La Fée AuX RaYuReS = = =
Photo: Espace Mistral, Montélimar. A droite: Laurent Wolf


Je me rends compte que j'ai une blogosphère très féminine.
Serais-je plus féminin que je le pense?


I

J'aime tes manières indiscrètes,
L'éclat de tes yeux couleur noisette,
Le galbe de ta poitrine si tendre,
La morsure de tes crocs,
Chaque millimètre de ta peau,
Le son de chacun de tes mots.
A toi qui effleure la nuit à tâtons,
Dans mon dos devenu charbon,
Par le désir de tes doigts de fée,
Sous la malice de tes ½illades,
Dans la douceur, la mascarade.
Chacune de tes caresses entre tes bras,
Serrée contre mon mon corps qui s'écroulera,
Résonnent comme la momentanée rédemption,
D'un c½ur en manque de pulsations.
Déjà je tombe sous la puissance de ton étreinte,
Dont l'absence résonnera à jamais comme une plainte.


II

Tu danses sur du rock adolescent,
Tu tourbillonnes et te reprends,
Tu scandes ces paroles, tu les cries,
Et ça continue comme çà toute la nuit.
Tu tournes, tu tournes, petite fée croustillante,
Et tes rayures se tordent et s'impatientent;
Tu chantes, tu hurles ces histoires,
Jusqu'à en perdre la mémoire.
Ensuite tu attraperas ces mains infidèles et putrides,
Qui te feront tourner encore, sucette acide,
Bonbon échappé d'un conte pour enfants,
Fée à rayures qui tourne lentement.
Et moi je dansais et je chantais,
Parlais d'une Cendrillon vite décédée,
D'une vieille junkie et je contemplais,
Le bout de tes lèvres s'animer.

Saint Nazaire le Désert, 15/04/08



I Think we gonna have a problem. Again. Fuck it.




= = = La Fée AuX RaYuReS = = =

# Online seit Samstag, 31. Mai, 2008 um 10:48

Geändert am Samstag, 07. Juni, 2008 um 14:27

Un Peu RépétitiF

Un Peu RépétitiF
Photo: Médiathèque, Montélimar

[ Just a coffee ]



Just a coffee and my pen,
Jus
t a coffee and my pain,
P
lease, just a coffee,
Ju
st a coffee sugar free,
J
ust a holy dark coffee.
Just a coffee for my sorrows,
Whe
n outside the wind blows.
Jus
t a coffee, help me to write,
Show me people, I wanna fight,
Show me who you are, my beauty,
S
how me what I cannot see.
Jus
t a coffee, it's just a coffee,
W
ithout dreams in the night of the liquid,
Without smoke, without weed,
Just a coffee and my pen,
J
ust a coffee and my pain.




Montélimar,
le 09/06/08



........

# Online seit Samstag, 07. Juni, 2008 um 19:17

Geändert am Donnerstag, 19. Juni, 2008 um 17:41

Contemplation des Iris

La contemplation*************
***********des Iris*********


J'aurais aimé pouvoir te serrer contre moi,****************************************************
Sentir contre ma poitrine ton c½ur qui bat, ******Qui assomment mes esprits et me plongent dans le noir
Battre le ciel aux milles soupirs silencieux, ************De tes cheveux de corbeau voyageur sous l'éclat
Sentir le sable dans mes os trop vieux.************* D'une lune bien trop claire pour obscurcir mes pas.

J'aurais aimé goûter ces lèvres scarlatines, *************J'aurais aimé sentir le contact de ton épiderme,
Embrasser ta peau semblable à l'opaline,*****************Passer mes doigts sur cette nuque si blême,
Caresser l'ombre de tes cheveux noir corbeau,*********Déchiqueter tes vêtements d'un regard tranchant,
M'envoler aux sommets à tes mèches d'oiseau.************** Abusé par tes yeux aux iris hypnotisants.

Mais le destin, peut être la morale, la pudeur,*************Jeune princesse détrônée aux cils camouflés,
Les scrupules, la peur ou la douceur, *******************Aux paupières lasses d'être trop charbonnées,
Me font rester assis là au loin à regarder,********************** Dans ta jeunesse éclatante j'aimerais
Ta beauté juvénile aux yeux d'acier.******************.****** Passer la lassitude des nuits à te rêver.

Et puis ces hanches qui se balancent timidement,************ Mais le destin,ou la morale, ou la pudeur,
A chacun de tes pas de sinistre enfant,************************* Les scrupules, la peur, ou la douceur
Qui me font vriller la tête à ne plus rien voir; ***********************Détruirons toujours mes avances
*******************************************.**Dissimulées sous le manteau de mes apparences.


Montélimar,*********************************************
Le 19/06/08***************************************

**************************************

Photo: Collège Alain Borne, Montélimar
Contemplation des Iris

# Online seit Donnerstag, 19. Juni, 2008 um 13:14

Geändert am Montag, 23. Juni, 2008 um 16:29

Les brûlures aquatiques

Les brûlures aquatiques
[ Si un contemplatif se jette à l'eau, il n'essaiera pas de nager, il essaiera d'abord de comprendre l'eau. Et il se noiera. ]

Henri Michaux



I

Dans la solitude des matins,
Je repensais à nos mains,
A la force de nos poings,
Aux sentiments diluviens.

Je ne voulais plus la lâcher,
Ta main dans l'ombre du ciné;
Sentir les battements de ton c½ur
Là, contre mon vieux minuteur.

Je voyais tes yeux, leur lueur,
L'ambre, l'or, les émeraudes,
Ces précieuses dans la peur,
Perdues dans les nuées chaudes.

J'aimerais encore les sentir,
Tes caresses et tes soupirs;
Te serrer contre mes os,
Aphone comme le dernier des sots.

Ça fait longtemps maintenant,
Et l'envie me reprend,
De mordre dans tes épaules,
De retrouver le vieux saule
Qui sommeillait solitaire
Dans mes méandres délétères.

Au charnier confidentiel,
A la peur originelle,
S'oppose ton visage familier,
Ta douceur et ta légèreté.

Plus j'y penses plus je me dis
Que j'ai tort d'agir ainsi.
Mais mes plaies restent ouvertes,
Même si elles savent se faire discrètes.
Les tiennes m'attirent et me rejettent,
Tellement j'ai peur que tout s'arrête.


II

Encore une fois je n'ai pas pu,
Le doute installé m'a abattu
Au moment où j'allais enfin
Avouer que j'aime ta main.

Je ne peux pas, stupide fierté?
Stupide peur de tout casser?
Vestiges d'un amour avorté?
Simple peur de s'engager?

Je n'arrive pas à te raconter
Ce que sont mes pensées exacerbées,
Tout ce complexe si semblable
A une autre trop instable.

Il est ces choses qui m'inondent,
Ces sueurs froides qui strient mon monde;
Un passé qui refait surface chaque matin
Lorsque dans ma douleur je reviens.

Je ne veux plus recommencer,
Je veux renaître, réparé,
Immunisé contre les dangers
De l'amour non partagé.


III

Avant qu'il ne soit trop tard,
Avant les ombres sans espoir,
J'aimerais te dire ces quelques mots
Qui ne s'échappent pas assez tôt.

Si peu de courage pour un "Je t'aime",
Ces quelques lettres que l'on sème.
Il fait peut être déjà nuit dans mon c½ur,
Peut être le soleil guide tes heures.

Je voudrais t'aimer avant lui,
Avant que tu ne t'enfuies par delà les pluies.
Je voudrais retenir ton départ,
T'attraper sur le quai de la gare
Des passions secrètes que l'on cache
A ces personnes qui nous attachent.

Depuis longtemps je n'avais pas éprouvé
Ce manque profond d'éternité,
Ce besoin d'être enfin aimé
Par une femme plus qu'un été.

A l'aube des aubes j'irai nager
Dans l'eau brûlante des actes manqués,
Les poumons pleins du poison des regrets;
Sinistre retour au liquide amniotique,
Embryon dans les brûlures aquatiques.


Montélimar,
01/07/08



Photo: Soul searching, par Angelo Cavalli

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# Online seit Montag, 23. Juni, 2008 um 12:42

Geändert am Mittwoch, 02. Juli, 2008 um 11:40