Excusez moi, mais, même si j'adore écrire sur mon blog, j'ai pas beaucoup le temps en ce moment.
D'abord, il y a mon bouquin qui rame. Je comptais finir le troisième chapitre et commencer le quatrième pendant les vacances. Au vu de l'avancement, je me demande si j'aurai fini le 3 d'ici Mars. On est le 25, et j'ai écrit 85% du 3. En revanche, il n'y a que deux ou trois jours de tapés à l'ordinateur. Il faudrait que j'arrete de ne rien faire et me concentrer sur ça pour le considerer comme un vrai taf.
Ensuite, il y a bien sûr le journalisme. Deux articles par semaine en moyenne, c'est peu, mais si on combine cela à ma facheuse tendance à remettre au lendemain, je me retrouve vite débordé. Il y a aussi ces devoirs qui m'enervent, j'ai pas envie de les regarder, et tous ces DS qui m'attendent à la rentrée. Je sais que je devrais bosser, mais j'ai envie de voir mes potes. Et d'embrasser des filles, aussi.
Je me suis rendu compte ces derniers temps que la presence feminine décuplait mes capacités d'écriture. Une des raisons pour lesquelles j'écris, c'est pour avoir ce rapport à la séduction, cette sensation d'être reconnu pour quelque chose. J'aime me sentir aimé, convoité. Et j'écris mieux dans ces moments là. J'écris aussi très bien quand je suis en phase de dépression magistrale.
Pour reprendre l'écriture à grande cadence, j'ai deux solutions: les corps ou la tristesse. En ce moment, je veux des corps. La tristesse a fait son temps, j'ai passé plusieurs mois l'année dernière et cette année à sombrer dans les méandres infernaux de la noirceur de mes pensées. Les raisons étaient multiples, et certaines en particulier m'ont amené en Novembre à débuter Journal d'un insomniaque, qui a bien évolué depuis, il faut l'avouer.
Bien, après ce cours bilan au 25 Fevrier, parlons - pour changer - de moi.
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J'ai eu, comme tous les écrivains et tous les poètes, des muses. Parmi celles cis, j'en ai distingué deux catégories: les muses sombres et les muses lumineuses. Comme vous vous en doutez, les premières ont été celles qui m'ont plongé dans des dépressions momentanées. Souvent venues en Hiver, elles se sont combinées au froid et ont été à l'origine de mes textes que beaucoup d'entre vous disent "à se pendre" ou encore "depressifs". Ma soumission à ces femmes est bien trop forte et je me retrouve bloqué au milieu de mes pensées sombres. La porte de sortie, c'est mon stylo plume, alors j'écris.
Pour mes muses lumineuses, il y en a eu beaucoup. En fait, ce sont des muses temporaires que j'effleure des soirs d'été ou de printemps, parfois en hiver pour oublier les muses de glace. Les instants que je partage avec elles m'inspirent et me font écrire des poèmes, des ballades et des bohèmes. Quelques jours après, seul, le temps devient étrange et les muses sombres reviennent. Là, mes textes redeviennent comme ils sont réellement: teintés de violence et de tristesse.
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Photo: Bedroom, Ancône




