° --- BOdHrAn BLuEs --- °

Voilà, encore un soir,
Seul, accoudé au comptoir,
Me remplissant doucement
De liquides rouges inhibants.
Chaleur sous le chapeau,
L'écarlate me colle à la peau.
Chaud/Froid de l'hiver,
Face illuminée de lumière.
Un bon beat dans les oreilles,
Une voix détruite, une merveille.


C'est tellement bizarre,
Solitaire planté au centre du bar,
Ecrivant sur le comptoir,
Fixant pensivement son verre,
Observant les bulles dans l'atmosphère.
Me voilà petit corps statique,
Embrumé dans la musique électronique.
° --- BOdHrAn BLuEs --- °

# Online seit Freitag, 29. Dezember, 2006 um 08:58

... I WaNt To BuY yOu FlOwErS ...

[ Flowers / Emilie Simon ]

# Online seit Donnerstag, 04. Januar, 2007 um 05:34

(°)(°) ClOwN bLaNc (°)(°)

(°)(°) ClOwN bLaNc (°)(°)
.
Voyez le clown blanc
Cette espèce de Pierrot qui pleure
Les clowns m'ont toujours inspiré terreur
Mais la vue de ce clown blanc
Ravive dans mon être la douleur

Allez,tous en piste
Le clown pleure à torrents
Malgré le public qui insite
Pour que l'être soit amusant
Sous les lueurs le clown subsiste

Les tours s'enchaînent rapidement
Le monde tourne langoureusement
Comme une langue formée de néant
Le monde à travers la piste
Sous les larmes du clown triste

C'ets la fête sous le chapiteau
Le spectacle fait fureur
Sous les applaudissements bateau
Le clown vide ses sanglots
Vaincu par le spectre de la peur

Le clown blanc sous son masque
Pleure des larmes pesantes
Sous les rires devenant bourrasques
Les ricanements le hantent
Et la solitude le tourmente

[ Drix ]

# Online seit Sonntag, 07. Januar, 2007 um 14:02

( ¤ ... iMaGiNe ... ¤ )

( ¤ ... iMaGiNe ... ¤ )
Imagine un jet d'air chaud
Qui te traverses de bas en haut
Un frisson brûlant dans l'échine
Ton sang qui devient encre de chine
Imagine la clarté de la lune
Et la beauté existant en chacune
Le monde de la nuit ensoleillée
De la journée ensommeillée

Imagine un feu glacé
Des flammes rouges gelées
Une tiédeur dans la main
Et la froideur du destin
Imagine de la glace chaude
Un mur qui à l'envers s'échafaude
Une radio qui parle fort
Des ondes de regrets, de torts

Imagine ma main sur ton corps
Ma caresse frissonnante
Ta peau qui s'impatiente
Les lèvres qui descendent lentement
T'embrassent langoureusement
Imagine mes doigts sur ta poitrine
Palpation quelque peu coquine
Mes cheveux sur ton ventre
Ma bouche à l'épicentre

Et imagine cette sensation
Plaisir mêlé de stupéfaction
Imagine ma chevelure dans ton cou
Ma langue aimante mais surtout
Cette main qui s'aventure délicatement
Entre tes cuisses entrouvertes
Qui s'engouffre telle un serpent
Au paradis charnel de ma perte

Imagine des glaçons tièdes dans le dos
Imagine mes mains glissant sur tes os
Imagine mes doigts effleurant ta peau
Imagine ma présence dans ton dos

Sublimation érotique, effets narcotiques
Visions psychédéliques, magnificence magique
Imagine enfin ce feu d'artifice de plaisir
Fruit défendu provenant du plaisir
Simplement orgasmique
Cette hallu sous antalgiques


[ Drix ]

# Online seit Donnerstag, 18. Januar, 2007 um 12:29

Geändert am Donnerstag, 18. Januar, 2007 um 12:40

... L@sT tImE I wRiTe A pOeM oN tHiS pAgE ...

... L@sT tImE I wRiTe A pOeM oN tHiS pAgE ...
Photo: Buis les Baronnies, place des Arcades

Je me sens comme étranger,
Je regarde les gens passer,
Je les écoute discuter,blasé.
Le monde continue de tourner,
Mais je suis hors du manège,
Cerveau et coeur sous la neige.

C'est comme si un individu
Avait fait pause dans ma vie.
Mon avatar de chair et d'os subsiste
Mais j'ai l'impression d'être hors-piste,
Comme si mon bohneur m'échappait,
Alors que tout le monde en debordait.

Alors je marche sur les toits,
Sans savoir vraiment où aller,
Et sans étoile pour me guider.
Je tombes et m'allonges dans le froid,
Et je sors de l'étui un harmonica.

Et le son se répend dans les airs,
Jusqu'à ta porte et ets yeux ouverts.
Dehors c'est si glacial,
J'ai l'oeil brouillé par le mal,
Et je me joues un air plaintif,
Pour cacher ma peur,craintif.

Les larmes coulent sur mes joues,
La vision devient un peu floue,
Et la neige continue de tomber,
Emettant ce son si léger,
Et je commence à m'enneiger.

Le chapeau devient blanc,
Les flocons volent dans le vent.
Un hiver comme un autre,
Glaçé dans ma dépouille,
Je sombre,sans les autres,
Seul sous la neige qui se brouille.

Il fait si froid sans toi,
Ma plume brûle mes doigts,
Je me sens comme une feuille en Automne,
La dernière debout avant l'hiver,
Qui, sous un vent monotone,
Finit par virevolter dans les airs.

Puis,dans un sursaut d'émoi,
Je range l'harmonica


[ Drix ]

# Online seit Montag, 12. März, 2007 um 14:45

Geändert am Donnerstag, 03. April, 2008 um 16:21